La crypte de Saint-Girons

Crypte de Saint-Girons
De l'abbaye de XIe siècle élevée à la gloire de Saint Girons, seule la crypte est encore aujourd'hui visible sur les hauteurs de la ville. Véritable joyau d'architecture, dont les chapiteaux de colonnes sont classés aux monuments historiques, ce lieu attire chaque année de très nombreux visiteurs.
En 2013, des travaux de réaménagement importants des abords de la Crypte ont été réalisés.
Crypte de Saint-Girons

Un peu d’histoire...

Saint Girons est un saint chrétien du Ve siècle. Il serait, selon la légende, un des six compagnons de saint Sever, venus évangéliser la Novempopulanie, avec Clair d'Aquitaine, Justin de Tarbes, Babyle, Polycarpe et Jean.

Il part d’Afrique du Nord avec ses six compagnons pour Jérusalem et gagne Rome pour y rencontrer le Pape « Libère ». Après plusieurs mois d’apprentissage de la bonne parole, le Pape les juge digne du sacerdoce et les envoie évangéliser la Novempopulanie, où les Wisigoths partisans d'Arius persécutent les Chrétiens.

Le Pape désigne alors Sever comme le chef de l'expédition et sacre Saint Clair évêque en raison de son plus grand mérite.

De Rome, ils rejoignent Toulouse, d'où ils se séparent : Clair vers le nord, Saint Girons part vers le sud, Sever vers l'ouest.

Saint Sever devient l’évangélisateur de l’Adour et Saint Girons celui des rives du Louts. À l'annonce de la mort de Sever, Saint Girons reprend la tête du mouvement. Il sera à son tour martyrisé et décapité par les Vandales vers 409, là où s’élevait l’église de Saint-Girons.

Les reliques de Saint Girons étaient conservées dans les églises de Sainte Eulalie de Bordeaux et de Monein.

Mais Mgr Delannoy, évêque d’Aire et de Dax en 1897, obtint de M. le curé de Sainte Eulalie de Bordeaux la restitution d’une partie des reliques de Saint Girons.

Une manifestation grandiose fut organisée pour fêter cet évènement.

La collégiale de Saint Girons

Classée Monuments Historiques depuis 1862, la crypte Saint-Girons est le dernier vestige de l’ancienne  « Collégiale de Saint Girons ».

Après de long mois de recherches, la collégiale de Saint Girons ou église Saint Girons a pu être reconstituée.

Le dessin ci-dessus vous présente l’aspect de la vieille église quelque temps avant sa démolition, en 1904.

Au cours des années, cet édifice a subi de nombreux remaniements.

Régulièrement pillée, les Huguenots l’ont incendiée en septembre 1569. 

Laissée à l’abandon, elle fut restaurée vers la moitié du XVIIe siècle par l’abbé Mathieu de CANDAU.

A la Révolution en 1794, elle finit par être démantelée sur ordre du Maire d’alors, Jean François MAYNADE.

Après plusieurs tentatives de relances, c’est en 1904 que la décision de sa démolition est prise.

Seul le monument actuel sera conservé.

La Crypte de Saint-Girons

La Crypte de Saint-Girons se trouvait sous le Maître Autel de l’église.

Elle mesure 11m20 sur 8m05.

Deux escaliers de pierre de 15 marches chacun, y accèdent.

Sur le milieu de la crypte formant un carré de 3m80 sur 4m20, s’élève toujours un marchepied en dalles de pierre sur lequel, reposait le sarcophage sacré contenant les reliques insignes de Saint Girons.

Quatre colonnes de marbre de Campan, vert foncé, se dressent aux angles de ce carré.

Ces colonnes de marbres proviendraient d’un temple païen dédié à Jupiter probablement situé dans un endroit appelé « Jouarbe » (Jovis Arva).

Au moment de bâtir  la crypte, il fallut ajouter à chacune d’elles un supplément, de taille différente, pour uniformiser la hauteur.

Les colonnes sont toutes surmontées de chapiteaux en pierre admirablement sculptés et fouillés, représentant des sujets allégoriques (lutte du bien et du mal et punition des vices), des scènes de la bible ou de l’évangile (délivrance de St Pierre), des animaux fantastiques, etc...

Outre des chapiteaux à feuillage de style corinthien, le plus célèbre étant celui qui représente la scène de Lazare et du mauvais riche qui évoque le châtiment de l’avarice.

Le détail et les explications de chaque chapiteau, sont disponibles à l'entrée de la crypte sur des plaquettes en 4 langues. Vous pouvez télécharger lesdites plaquettes ci-dessous :

Réaménagement complet du site

De février 2013 à mai 2014, d’importants travaux de réaménagement complet du site ont été entrepris par la municipalité : sécurisation du carrefour, reprise et mise en valeur du tracé de l’ancienne église avec pose d’un dallage pour le parvis et l’entrée de la crypte, création d’un jardin planté de type médiéval faisant le lien entre la crypte et la chapelle, création d’un espace de stationnement et création d’un cheminement piétonniers autour des vestiges, de l’édifice et le long du ruisseau. Le tout mis en valeur par un nouvel éclairage.

Un jardin de type médiéval

Ce jardin dont l'aménagement s'inspire des jardins clos du Moyen Age est implanté à l'emplacement hypothétique d'un cloître d'abbaye. En effet, plusieurs indices permettent de formuler cette thèse bien qu'aucun document d'époque permettant de la confirmer n'ait été recensé.

L'objectif de cette installation est de vous permettre de découvrir, reconnaître et vous informer sur ce type d'aménagement et les plantes qui le composent.

Véritable concentré de plantes utiles, en total accord avec les besoins du quotidien de l'époque, le jardin clos est régit par le capitulaire De Villis aussi appelé Herbularius (acte législatif datant du Vllle-IXe siècle) qui comprend une liste de 90 espèces à planter obligatoirement dans les cloîtres et les jardins de l'empire.

Des carrés à thèmes délimités par des bordures, ici en plessis métallique (haie tressée) ordonnancent les différents espaces de culture.

Carré des simples

Afin de soulager les maux du quotidien, ce carré est une véritable pharmacie naturelle. Parmi ses végétaux, on trouve quelques soins de première urgence comme le très cicatrisant souci (Calendulaofficinalis), les apaisants thym et camomille. Pour les fièvres, nombreuses à l'époque, la petite camomille était recommandée, ainsi que la verveine officinale ou la benoîte. Pour les maux de ventre, on retrouve la menthe, l'absinthe ou le chardon. Ici, à chaque mal, sa plante.

Carré des herbes utiles

Les plantes autrefois réputées magiques ne sont plus vraiment très utiles de nos jours. Il s'agissait de plantes cultivées pour leur poison comme la digitale, le datura ou encore la belladone toutes trois aussi belles que toxiques. A l'inverse, certaines étaient cultivées pour leurs pouvoirs « bénéfiques », comme l'amarante (Amaranthus caudatus), censée apporter guérison, protection et... immortalité ou la sauge dont l'origine latine salvia signifie guérir.

Carré potager

A l'époque cet enclos de plantes comestibles était surtout composé de légumes racines et d'herbes à potées et potages comme les épinards, l'arroche, les poireaux, ou bien les choux, lentilles, pois, l'ail, les cucurbitacées... On y trouvait aussi tous les condiments servant à relever les plats comme le raifort, la livèche, la moutarde, le fenouil ainsi que les plantes aromatiques connues (basilic, ciboulette, menthe...).

Jardin de Marie

Ce carré est un parterre de fleurs et de végétaux consacrés à la célébration des cultes. Il s'agit des armoises, lierre, plantain, verveine, millepertuis, fougère et sureau), cueillies le 24 juin au matin pour la Saint-Jean, des roses rouges (rosa gallica) pour symboliser le sang de Christ, mais aussi des lis, des glaïeuls, des bleuets...

Plus tard sont apparus les chrysanthèmes, qui grâce à leur floraison automnale, sont devenus les fleurs de prédilection à offrir aux morts pour la Toussaint.

L’arbre de vie

Au centre de ce jardin figure une représentation de l’arbre de vie, symbole et concept universel qui a été utilisé dans divers domaines et que l’on retrouve dans de nombreuses cultures.

- Religion avec le Christianisme, où il symbolise l’immortalité, ou une humanité exempte de péchés, mais aussi l’amour pour les Mormons,

- Science avec Darwin, où il symbolise l’origine ancestrale commune de tous les êtres vivants,

- Mythologie : symbole d’immortalité dans la mythologie chinoise,

- Et tant d’autres [culture égyptienne, Celtes…

L’arbre de vie évoque la sagesse, la protection, la bonté ou encore la rédemption. Il est également le symbole du Créateur.

Heures d'ouverture pour les visites

Horaires des visites

- De mai à mi-juin : s’adresser à l’Office de Tourisme de Hagetmau

- De mi-juin à mi-septembre, ouverte permanente.

- De mi-septembre au 31 octobre : s’adresser à l’Office de Tourisme de Hagetmau

- De novembre à fin avril, la Crypte de Saint-Girons est fermée aux individuels.

Les horaires définitifs  seront bientôt disponibles.

Tarifs

- 4 euros / personne

- 3 euros /personne pour les mineurs de 10 à 18 ans, les étudiants, les chômeurs et handicapés

- Gratuit pour les enfants de moins de 10 ans

« Public groupe »

- 3.50 euros / personne (l’intégralité des revenus revenant à l’Office de Tourisme)

« Scolaire »

- 1 euro pour les scolaires hors de la Communauté de Communes Chalosse Tursan

- Gratuit pour les scolaires de la  Communauté de Communes Chalosse Tursan

 

Renseignements et informations : Office de Tourisme de Hagetmau 05 58 79 38 26

Crypte de Saint-Girons - avenue Corisande - 40700 HAGETMAU

  

Localisation



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